The Euro-Mediterranean Institute for Inter-Civilization Dialog (EMID) proposes to promote cultural and religious dialogue between Mediterranean civilisations ; to establish a network of specialists in inter-Mediterranean dialogue ; to encourage Euro-Mediterranean creativity ; to encourage exchange between Mediterranean societies ; to work to achieve Mediterranean conviviality ; to advise charitable organisations working around the Mediterranean and provide the support necessary to achieve their original projects.
CHRONIQUE DE PHILISTIE : LE ROYAUME DE POTZ

Les colons philistins sont des Potz. Ils sont bornés comme des Potz, parlent comme des Potz, prient comme des Potz, pleurnichent comme des Potz, criaillent comme des Potz. Leurs rabbins sont des maîtres du potzisme, leurs politiciens des margoulins du potzisme, leur Dieu est le dieu Potz. Ils ont un nouveau slogan : « Nous devons sauver la potzcratie des manigances des libéraux démocrates. » Si vous cherchez vraiment ce qu’est un Potz, écoutez le ministre des Finances radoter sur l’économie – de préférence en anglais ; le ministre de la sécurité nationale en latence – la bouche dégoulinant de haine dont il sauce ses insanités ; le ministre de l’Energie atomique – en judéo-marocain alors qu’il écosse des graines de tournesol ; la ministre des Transports célébrant ses vertus de locomotive qui mène son train à travers le monde ; le ministre de la Défense qui menace sans distinction ses généraux autant que ceux de l’ennemi ; l’ancienne ministre de la Propagande célébrant en le Premier Potz le père de l’on ne sait plus quelle nation. Le ministre de la Justice, pour prendre le pire démon des lieux, est si sombre et occulte qu’il désespérerait le plus avisé des psychiatres, si sérieux qu’il atterre son auditoire, si monocorde qu’il instaure un mortel régime d’ennui. Un sinistre épouvantail dénué de tout regard, rutilant de tant de haine que ses phrases, plutôt décousues, ne suintent qu’enrobées de fiel. Il est si obsédé par la Haute Cour de Justice qu’il ne cesse de lui livrer de ridicules assauts, acclamés par la plus sordide et irresponsable chaîne de propagande qui ne rivaliserait qu’avec celle du régime nord-coréen. Ce n’est plus l’attachant Don Quichotte, c’est le prurit Don Potz.
Une Nouvelle Philistie menace de remplacer le Vieil Israël bâti de nostalgie, de poésie et de remords. Elle est si débridée, véhémente, dépenaillée qu’elle ne mérite ni soutien ni indulgence. Plutôt son démantèlement que sa rebutante théocratie qui serait en train de saper l’ensemble des institutions, des tribunaux aux médias, de l’armée aux services de sécurité. Pour nul ne sait au juste quoi. Ce serait si potzien que ça dissuaderait toute analyse et désespérerait les plus patriotes des généraux, des pilotes, des chercheurs, des auteurs... des sinistrés de cette marmelade messianique-sioniste (messioniste) qui serait en train de tourner court.
Jusqu’à son insolation, la pose d’un pacemaker, l’ablation de la prostate et je ne sais quel remue-méninge, le Premier Potz se posait en l’homme le plus robuste et le plus rusé de la région. Il a réussi à conquérir la deuxième place dans le palmarès mondial des hommes politiques les plus pervers et caponniens. Il humilie le président américain quand il est honnête, lui prête main forte lorsqu’il déblatère contre tout et rien. Il exerce un immonde chantage sur les Juifs américains auxquels il refuse une portion du Mur de je ne sais plus quelles lamentations au pied duquel ils souhaiteraient se plaindre de sa manie de leur extorquer des donations et de les tourner en ridicule en les traitant tour à tour d’ânes et d’éléphants. Depuis qu’il a été intronisé gouverneur par le souteneur Super-Potz des magnats américains de la Tech, il pratique l’odieuserie en guise de politique morbide et suicidaire. On aurait volontiers proposé de mettre sa Nouvelle Philistie sous tutelle pour la protéger contre elle-même, la soutirer à ses hantises et la sauver du désastre théologico-politique que ses rabbins, formant une Société mortuaire nationale, préparent de leurs sacrées potzeries messionistes, s’il était encore une instance internationale psychiatrique universelle attitrée pour s’en charger. Leurs pires-meilleurs scénarios – nul ne sait plus qui est contre qui et pour quelle raison – menacent de se réaliser sous la houlette du Premier Potz qui souhaite priver son peuple de sa prétendue souveraineté pour le mettre sous le protectorat de ses Etats-Unis qui n’ont jamais été aussi désunis que sous son signataire en série de décrets de dissolution.
Le Premier Potz passe pour haïr les Persans davantage que ceux-ci ne le haïraient puisqu’ils n’ont aucune considération pour lui et qu’ils s’amusent à le narguer en raillant le mauvais goût de ses teintures. C’est que les Persans sont plus intelligents, ingénieux, cultivés et policés que ses Potz et c’est ce qui l’incite à vouloir arrêter leur course à je ne sais quelle bombe qui leur serait plus nuisible qu’elle ne le serait aux Potz, davantage menacés par la bombe pétrochimique de la baie de Haïfa et nucléaire de Dimona que par la bombe iranienne ou pakistanaise. Il ne reste à mon sens qu’à vider les caisses où se servent sans vergogne les Potz pour se prélasser sous je ne sais quelles tentes, quelles colonies et quels palaces à l’étranger. Il suffirait de se mettre en retrait de la vie active, de ne plus verser d’impôts et de renouer avec les charmes d’un exil de villégiature. Le temps que les Potz se dispersent – en hébreu ya-P(h)oTZ(ou) – aux quatre vents…

