The Euro-Mediterranean Institute for Inter-Civilization Dialog (EMID) proposes to promote cultural and religious dialogue between Mediterranean civilisations ; to establish a network of specialists in inter-Mediterranean dialogue ; to encourage Euro-Mediterranean creativity ; to encourage exchange between Mediterranean societies ; to work to achieve Mediterranean conviviality ; to advise charitable organisations working around the Mediterranean and provide the support necessary to achieve their original projects.
CANTATRICE DE LA MEDITERRANEE
C’est une mer, cette cantatrice. Il n’est pas une salle qui résiste aux vagues de sa voix, un rôle classique ou moderne qu’elle ne ravale, une musique à laquelle elle ne soutire un sourire. Elle ne s’invite pas chez son public – ce serait envahissant et de mauvais goût ; elle l’invite – par la magie d’une voix qui ne séduit autant que parce qu’elle badine avec les musiques. Elle donne le meilleur de l’arabe, du kabyle, du français, de l’italien, du portugais, de l’espagnol – de la Méditerranée. L’Andalousie renoue avec la Provence ; l’Orient avec l’Occident. Elle réalise les liaisons interculturelles bien mieux que tous les bonimenteurs, chercheurs et prédicateurs.
Amel Brahim-Djelloul ne chante pas la Méditerranée, elle la berce de sa voix ensoleillée. Elle drague l’Occident qui se laisse volontiers envoûter et ravaler. C’est qu’il n’aurait pas meilleure soprano pour imprimer un sourire à son ténébreux lyrisme. La cantatrice ne se traîne pas derrière Mozart, elle lui prête sa voix et c’est lui qui lui marque sa gratitude. De même pour Bach, Prokofiev, Offenbach. C’est le timbre de sa voix, où même les mille et un embruns seraient de cristal, qui ravale notre bonheur à les entendre de nouveau. On a longuement célébré le tressage des langues et des styles musicaux ; on doit encore avoir la voix désignée pour l’accomplir et le réussir.
Souvenirs d’Al andalus :
Folk kabyle :

