LE CHANT DU LIVRE : LE CHEVALIER DES LETTRES

9 Dec 2020 LE CHANT DU LIVRE : LE CHEVALIER DES LETTRES
Posted by Author Ami Bouganim

Cervantès prend tant de plaisir à écrire son « Don Quichotte » que nous en trouvons immanquablement à le lire. Les aventures de son personnage n’intéressent pas le lecteur perverti par les lettres qui n’a de laisse de débusquer l’auteur de sa posture-imposture derrière sa sécrétion littéraire autant que le dessein qui anime son écriture. Sa bataille la plus glorieuse n'est pas celle de son chevalier errant contre les moulins à vent mais la sienne contre un genre littéraire tant éculé qu’il aurait perdu toute saveur. Il arme son héros d’un grain de folie et de sagesse, le flanque d’un écuyer armé de bon sens et il les envoie en campagne contre… les livres. « Don Quichotte » est d’abord une réaction du livre contre les livres ; une dérision du livre par le livre. Il n’amuse autant que parce que son chevalier manque de toute envergure psychologique. C’est une silhouette dénuée de chair et de sang, personnage littéraire par excellence. Quand il lui arrive de penser, de s’observer ou de réfléchir, il se retrouve à feuilleter les pages d’une mémoire livresque. L’ouverture de l’ouvrage séduit les lecteurs qui ne seraient pas tous aussi crédules que les présentateurs des médias l’imaginent, eux qui ne reçoivent pas un auteur sans encenser son mauvais livre et le présenter comme une révélation – le temps d’une émission qui leur rapporte, comme producteurs et animateurs, plus que ce que le malheureux auteur percevra comme droits d’auteur : « Lecteur oisif, ai-je besoin de te jurer que je voudrais que cet ouvrage fût le plus beau, le plus parfait, le plus agréable des livres ! Malheureusement tu sais bien qu’à l’œuvre, on reconnaît l’ouvrier. Que pourrait produire un esprit aussi peu cultivé que le mien, sinon un sujet bizarre, extravagant, sans suite, sans ordre, rempli d’imaginations qui ne sont jamais venues à personne ! » Le « Don Quichotte » reste, selon tous les classements, l’un des cinq livres les plus courus au monde.

Les livres de chevalerie ont tellement brouillé le cerveau de Don Quichotte qu’il passe pour le cas le plus éloquent de pathologie livresque, peut-être aussi le héros littéraire par excellence, envoûté par les lettres, tressé par elles et transporté par elles. L'ouvrage illustre le déraillement auquel donnerait lieu la lecture déliée de livres sans grand intérêt, voire la démence à laquelle succomberait un lecteur invétéré qui arrêterait de vivre sur le mode réel pour vivre sur un mode… littéraire. La scène où le curé, précisément lui, brûle les livres de la bibliothèque du Chevalier errant pour interdire leur (re)lecture est l’une des plus cocasses des lettres universelles. Le curé, sa nièce et la servante de je ne sais quel barbier passent en revue les volumes et tous, presque tous, passent par la fenêtre pour aller alimenter le bûcher qui les attend : « À la cour, à la cour, Madame la gouvernante ; ces messieurs ne valent pas la peine que nous instruisions leur procès. » Le curé émet au passage des verdicts hilarants : « Que prononcez-vous sur Don Belianis ? – Un plus amplement informé, en gardant prison chez vous jusqu'à ce qu'on l'ait abrogé des deux tiers. » Cervantès condamne sans distinction romans d'amour, de chevalerie, de bergerie ; il n'épargne que les livres comiques. Sans autre procès que celui, décapant, qu'il met dans la bouche du curé, plutôt égrillard, qui trouve un malin plaisir à des lectures plus ou moins licencieuses. Il envoie les auteurs aux galères sinon au purgatoire, ne montrant d’indulgence que pour un certain... Michel de Cervantès : « Doucement, mon cher compère ! ne badinons pas, s’il me plaît. L’auteur est mon intime ami... » Le curé s'acquitte de sa vaillante tâche pour empêcher Don Quichotte « qu'en lisant ces livres-là, il lui prenne fantaisie de se faire berger, d'aller courir les près en jouant de la flûte ou de la musette, vous conviendrez que nous n'en serons guère mieux : et ce serait bien pis, ma foi ! s'il fallait se faire poète : folie qu'on dit être la plus dangereuse et la plus incurable de toutes ». Un compère fait remarquer au curé qui émonde la bibliothèque de ses livres pernicieux : « ... quelque étrange que soit ce genre de folie, je suis étonné que les romans [il s'agit des romans de chevalerie] dont vous parlez ne l'aient produite plus souvent. Je les crois fort dangereux pour les imaginations vives. Heureusement l'ennui dont ils sont affaiblit un peu ce danger : jamais je n'ai pu en finir un seul. Ils se ressemblent presque tous ; ce sont tous des aventures invraisemblables, incohérentes, sans suite, sans liaison, qui n'ont pas même l'espèce de mérite qu'on est en droit d'exiger d'un ouvrage dont l'unique but est de nous divertir. »

Don Quichotte incarne le chevalier exténué d’une Espagne harassée qui donne des signes de débilitation coloniale comme dans l’assaut que le héros livre aux moulins en passe de se reconvertir dans la production du papier, de débilitation romanesque comme dans l’amour qu’il porte à une Dulcinée irréelle, de débilitation politique comme dans l’ambition de Sancho qui ambitionne une île à gouverner. Le « Don Quichotte » ne s’est imposé que parce que c’est, parallèlement aux tribulations du chevalier, le récit critique et hilarant d'un personnage créé de l'aveu de son auteur par... les livres pour illustrer et dénoncer les maléfices... des livres. Ce sont les livres qui meublent son imaginaire, instruisent son être et lui dictent ses ambitions et ses déraillements : « Cette continuelle lecture et le défaut de sommeil lui desséchèrent la cervelle : il perdit le jugement. Sa pauvre tête n’était plus remplie que d’enchantements, de batailles, de récits d’amour, de tourments, et toutes les folies qu’il avait vues dans ses livres. »

Le curé ne préconise pas de rompre totalement avec les livres, mais de « changer de lecture ». Il se déclare partisan des textes anciens, littérature didactique s’il en est, qui, sans être dénuée de poésie et d'éloquence, ne manque pas de distraire. Cervantès verse – sans convaincre – son tribut à « l'aurore de la saine littérature et du bon goût des Anciens ». Il plaide la cause des œuvres classiques, « modèles admirables de génie et d’éloquence », contre la licence chevaleresque. Pourtant, il ne retourne pas aux Anciens, il détruit un genre, en l'occurrence le roman de chevalerie, il n’en inaugure pas de nouveau. Avec le recul, son geste ne s'en révèle que plus original et paradigmatique. Les livres se répètent tant, rabâchant sans cesse les mêmes histoires, recourant aux mêmes procédés, qu’ils finissent par embrouiller les esprits : « Ils se ressemblent presque tous, [déclare le chanoine] ; ce sont tous des aventures invraisemblables, incohérentes, sans suite, sans liaison, qui n’ont pas même l’espèce de mérite qu’on est en droit d’exiger d’un ouvrage dont l’unique but est de nous divertir. » C'est la réaction d’un homme revenu du roman, qui ne s’accommode plus d’une licence de l’imagination qui ne distrairait ni n’instruirait : « ... point d’unité, point de suite, point de règles : nos auteurs ne se souviennent plus que la comédie doit être un miroir de la vie humaine, doit nous présenter les hommes tels qu’ils sont, nous peindre les mœurs, les usages, les ridicules, les vices, et corriger en amusant. Ils ne songent qu’à compliquer les intrigues entortillées, à presser, entasser sans choix événements sur événements, et souvent à nous présenter des situations peu décentes [...].Tout le mal vient de ce que nos auteurs ont fini par regarder leur travail comme une affaire de commerce [...], ils préfèrent des succès aisés à une gloire durable, et sacrifient les suffrages de l’éternelle postérité aux applaudissements d’un jour. »

L'emprise du livre sur les hommes serait plus pernicieuse qu'on ne l'admet. Tous les genres, du traité théologique à l'essai philosophique en passant par le roman. On se laisse volontiers prendre par le texte et entraîner par lui ; on succombe à ses charmes. Près de dix siècles de littérature en Europe avortaient de cette « figure cuirassée, si longue, si maigre, si triste », la cervelle brouillée par les livres, le cœur troublé par les amours, déclarant, de la vibrante et chaleureuse voix de Jacques Brel dont le meilleur rôle sur les planches était encore son interprétation du chevalier : « Car je suis le valeureux Don Quichotte de la Manche, celui qui venge les injures, et qui redresse les torts » ou encore « Je suis Don Quichotte de la Manche, chevalier errant, et l’esclave de la belle Dulcinée ». Une incarnation de l’ambition déçue, de l’échec se donnant des airs de grandeur. En selle sur des livres, Don Quichotte sauvait l’honneur de l’Espagne, entachée par sa longue et coriace pratique inquisitoriale. Depuis, nous nous doublerions tous d’un Don Quichotte, nous abriterions tous un Don Quichotte, à moins que ne succombant au mensonge, nous ne trichions avec nous-mêmes, nos proches et peut-être aussi avec Dieu ; à moins encore que nous ne soyons que des mollusques humains que visiteraient des rêves et perturberaient des passions. Derrière l’auteur, sinon le lecteur, se cache désormais l’homme exsangue, soumis à tant de chantages qu’il voue son âme à Dieu et au Diable (l’endroit et l’envers d’une même médaille ?), caressant des ambitions si démesurées qu’il finit par succomber à la violence, au ridicule ou à la folie, causant malgré ses bonnes intentions plus de mal que de bien.

Ce n’est par hasard que Cervantès mobilise les ressources du comique pour pasticher le roman de chevalerie. Son récit est composé d’une série de scènes conçues par un narrateur se doublant d’un comédien. Sans unité de lieu, quoique dans le premier volume, l’hôtellerie serve partiellement de plaque tournante où l’action se noue et se dénoue et où les récits secondaires trouvent leur dénouement, toujours heureux : « Tout le monde applaudit à ce touchant spectacle, tout le monde verse des larmes. » Le comique vient surtout de l’allure caricaturale de Don Quichotte : il est plus chevaleresque qu’un chevalier, grandiloquent à force de noblesse et d'amour. Sage avec cela ; sage par ailleurs ; tellement sage qu’on hésite à le déclarer fou : « ... le mélange d’esprit, de folie, de raison, de crédulité, de philosophie, qui composait le caractère de notre héros. » Les plus remarquables de ses traits restent... sa rigidité et sa constance – parmi les traits qui contribuent le plus à faire de l’homme une créature caricaturale. Sa façon aussi de se planquer derrière des convictions, des vocations, des missions et des rêves. Philosophiques, religieux, mondains… médicaux ( ?). Résistant à tous les démentis ; persistant, contre toutes les évidences, à se revendiquer de Dieu, du diable, du Bien ou de… la vocation littéraire. Don Quichotte, personnage littéraire, n'a pas le sens de la réalité ; il perdrait son âme s'il venait à le recouvrer.

Des deux personnages principaux, Sancho Pança est le plus réaliste et pratique. Dans le premier volume, ce n’est encore qu’un brave bougre qui se berce de rêves de grandeur : « Quoique j’aime à rire, je suis bon homme, bon catholique, vieux chrétien et mortel ennemi des juifs : que faut-il de plus pour être à l’abri des mauvais propos des historiens ? » Une incarnation du bon sens, pétri de proverbes et de dictons, qu’il égrène avec cette conviction rustaude qui caractérise tant la sagesse populaire : « ... il y a remède à tout. L’avenir n’est connu de personne. Il passe bien de l’eau sous le pont dans vingt-quatre heures. Ce qui n’arrive pas une fois arrive l’autre. Souvent il pleut et fait soleil en même temps. Tel se couche en bonne santé qui le lendemain se relève mort. Qui peut se flatter d’attacher un clou à la roue de la fortune... » Sagesse tournant à vide, basculant dans la banalité. Quand Don Quichotte reproche à Sancho de radoter, celui-ci rétorque : « Je m’entends à merveille, moi, et mes discours ont un grand sens. » La perspective de gouverner une île l’arrache à la réalité, comme celle de gagner le gros lot arrache le parieur à la grisaille de sa vie et c’est Don Quichotte, précisément lui, qui lui prodigue ses conseils politiques : « Observe-toi sévèrement, et tache de parvenir à te connaître toi-même : étude longue, difficile, mais nécessaire pour éviter de ressembler à la grenouille qui voulait s’égaler au bœuf... » Tirant les conclusions des mésaventures de son maître, Sancho se secoue de son rêve : « Laissez-moi retourner à mon ancienne vie, à mon ancienne liberté, sans laquelle il n’est point de bonheur. Je ne suis point né, je le sens, pour gouverner ou défendre des îles. Je m’entends mieux à labourer, à bêcher, à tailler la vigne, qu’à faire des ordonnances et à livrer des batailles. [...]. Je suis de la même race des Pança, race opiniâtre et têtue [...]. Je laisse dans cette écurie les ailes de la fourmi, qui s’étant avisée de voler, pensa être mangée par les hirondelles. Je ne veux plus voler, je veux marcher terre à terre, à pied, sinon en escarpins, du moins en sabots. » Sancho serait – partiellement – un anti-Don Quichotte : la crédulité de l’un est en deçà des livres ; celle de l’autre au-delà des livres. Le premier ne sait ni lire ni écrire ; le second a tant lu qu’il n’est plus qu’une bibliothèque errante. Le caractère de Sancho n’en est que plus réaliste que celui de son maître : « Le caractère de Sancho est un assemblage singulier des choses les plus contraires : il est à la fois bon homme et subtil, ingénu et fin, naïf et rusé ; il doute de tout et croit tout ; déguise souvent une répartie pleine de sel sous une écorce grossière ; et lorsqu’il semble dire une niaiserie il se trouve qu’il nous a donné une excellente leçon. Quant à son cœur, il est bon, et sa probité parfaite. Il aime la vertu par instinct, sans réfléchir qu’il doit l’aimer : naturellement il voit assez juste, et sa simplicité cache un grand sens. »

Le deuxième volume du Don Quichotte confirme la thèse selon laquelle l’originalité en matière de littérature se contente d’un seul volume. Un second, toujours tentant, déçoit plutôt qu’il ne séduit. Le second volume de Cervantès entame la verdeur du premier sans en corriger les défauts. Les digressions, quoique moins arbitraires, sont lassantes, à l’instar de toutes ces histoires d’amour sans rapport avec l’action principale. Succombant à son succès, Cervantès brade son talent, avec de plates trouvailles, comme ce lion en cage qui recule devant Don Quichotte et se dérobe au combat. Ce n’est du reste plus tant Don Quichotte que Sancho, plus bavard et bonasse, qui tient le premier rôle. Le seul exploit de Cervantès dans ce deuxième volume consiste à installer Don Quichotte sur un cheval en bois pour combattre je ne sais quels enchanteurs. Il se doutait qu’il perdrait de ses plumes littéraires dans cette prolongation indue pour remarquer à la dernière page : Don Quichotte « se reprochait surtout d’avoir fourni, sans s’en douter, à certains continuateurs, de l’histoire de Don Quichotte l’occasion de mettre au jour le plus sot, le plus mauvais livre qu’on eût jamais imprimé. » Cervantès pousse l’autodérision jusqu’à mettre dans la bouche de ses personnages les réactions suscitées par la première partie et les critiques qu'elle s'est attirées. Ainsi Sancho se désole du personnage que l'auteur lui donne dans le premier volume : « Il est courageux, mais toujours battu ; enfin, Monsieur, en totalité on nous accommode assez mal [...]. » Le deuxième volume se conclut en ces termes : « Je ne voulais que rendre ridicules les insipides livres de la chevalerie : c’en est fait ; mon Don Quichotte leur a donné le coup de la mort. » « Don Quichotte » présente l’insigne mérite de ruiner toute exaltation livresque.

Derrière « la satire plaisante des livres de chevalerie », on devine celle, plus générale, des livres, réaction préventive contre la préciosité, le sérieux et la pédanterie qui guettent la plume, toute plume, et contre l’imbécile prétention et la caricaturale vanité caractérisant tout auteur imbu de son écriture. L’envoûtement le plus pernicieux, père de tous les autres, serait encore celui de l’écrit qui brouille les cervelles. Mais le « Don Quichotte » est également le récit d’un exorcisme, en l'occurrence celui des lecteurs gavés de romans en général et du lecteur Don Quichotte possédé par le démon chevaleresque en particulier. Le mal de ce dernier, on en conviendra peut-être, est somme toute banal. Les livres n’ont cessé d'abuser leurs lecteurs. Les philosophes n’ont pas arrêté de prendre leurs doctrines pour la vérité ( ?). Partout, les hommes de religion situent la plus inébranlable et sublime des révélations dans leurs écritures saintes. Souvent, des livres déterminent la sensibilité romantique d'une génération entière – de « La Symphonie pastorale » à « Love Story ». On se livre aux livres avec d'autant plus de facilité qu’ils sont revêtus d’une autorité surnaturelle ou naturelle, d’une aura poétique ou médiatique, d’une prétention scientifique ou d’un remue-ménage charlatanesque. Nous sommes portés à nous abandonner à Dieu, au Penseur, à l'Auteur… et de plus en plus au Cabotin.

Si je dois me réclamer d'un maître, un seul, je me déclarerais volontiers disciple de Cervantès parce qu'il cherchait à dédramatiser la littérature et qu’il se dépêcherait de récuser mon allégeance. Calme-toi, dirait-il, ce ne sont que des lettres. Tu me reproches mes longueurs ? – Saute les. Tu ne me suis plus ? – Change de livre. Tu ne trouves plus ton plaisir ? – Séparons-nous en bons termes. Maintenant que le livre est gratuit, tu ne peux même réclamer de moi de te rembourser. Quiconque souhaite se torturer les méninges n’a qu’à aller chercher son bonheur ou son malheur ailleurs. L’écriture, qu’on se le dise, est un loisir : « Monsieur, répondit celui-ci [un écolier rencontré par Don Quichotte], je fais des livres qui m’amusent, en attendant qu’ils amusent les autres. J’en ai deux sur le métier : l’un s’appelle la Métamorphose... [Je me suis souvent demandé si Kafka, qui connaissait Cervantès, n'a pas emprunté le titre de sa célèbre nouvelle à ce passage.] L’autre portera le titre pompeux de Principe de toutes choses. Je m’y moquerai des pédants, des commentateurs, des étymologistes, en recherchant, en découvrant avec de pénibles soins et des citations nombreuses de graves puérilités. Enfin je tâcherai dans ces deux ouvrages de verser le ridicule sur ces prétendus savants qui sont tout fiers d’avoir appris ce dont personne ne se soucie, et vous étalent avec emphase leur profonde connaissance des riens. »