The Euro-Mediterranean Institute for Inter-Civilization Dialog (EMID) proposes to promote cultural and religious dialogue between Mediterranean civilisations ; to establish a network of specialists in inter-Mediterranean dialogue ; to encourage Euro-Mediterranean creativity ; to encourage exchange between Mediterranean societies ; to work to achieve Mediterranean conviviality ; to advise charitable organisations working around the Mediterranean and provide the support necessary to achieve their original projects.
NOTE DE LECTURE : GUY DE MAUPASSANT, LES DIMANCHES D’UN BOURGEOIS DE PARIS (1880)

C’est l’homme des villes, solitaire, reclus, perclus, qui cherche son loisir du côté de la campagne où il ne rencontre que des déboires. Patissot est un gentil petit employé qui se laisse accroire par tout et paie pour tout. Un vieux garçon, quinquagénaire, la risée de ses collègues dans l’on ne sait quel ministère. Sur les conseils de son médecin, il décide d’aérer ses dimanches. Sa première sortie au parc du Château de Versailles tourne à l’expédition. Il se perd, brise sa bouteille de vin, laisse son argent à une fille. Le dimanche suivant, invité à la campagne par un collègue, il échoue dans un taudis dirigé par une mégère. Cela ne l’empêche pas d’aller se saouler et de se perdre au retour. Il se met à la pêche, ne réussit à prendre qu’un minuscule poisson. Un cousin l’emmène voir Jean-Louis-Ernest Meissonier et Émile Zola. Lors de la célébration de la prise de la Bastille, il loue l’appartement d’un royaliste pour brandir lanternes et drapeaux. Il fait la connaissance d’un vieux libertin qui fuit les femmes, d’une demi-mondaine, d’un anarchiste. Il assiste à une réunion revancharde de la gent féminine. Il ne visite pas la maison fantasque d’un artiste tout en escaliers et en sanctuaires sans se pâmer d’admiration : « Et Patissot, en s’en allant, fut pris d’une immense considération pour cet homme, non tant pas à cause de ses grands succès, de sa gloire et de son talent, mais parce qu’il mettait tant d’argent pour une fantaisie, tandis que les bourgeois ordinaires se privent de toute fantaisie pour amasser de l’argent. »
De la petite littérature avec de petits personnages à l’instar de ce Rade qui se déclare anarchiste, dont la morale a pour principe : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît. » C’est peut-être ce que la France pouvait produire de plus gogolien au XIXe siècle. Sous la plume d’un auteur à succès qui égrenait de semaine en semaine ses nouvelles qui ne se souciaient de rien d’autre que de divertir le lecteur. C’est également la découverte, sans cesse renouvelée, que le sexe est encore le loisir par excellence et la prostitution son achalandage par les dimanches où l’on se sent largué par la cavalcade des jours.0lecture.

