NOTE DE LECTURE : VICTOR HUGO, MARION DE LORME (1856)

26 May 2026 NOTE DE LECTURE : VICTOR HUGO, MARION DE LORME (1856)
Posted by Author Ami Bouganim

L’humour ampoulé dans des vers, du théâtre de boulevard dépassé par la télé. L’amour chevaleresque se mêle à l’amour galant, la noblesse à la bourgeoisie. Les ans condamnent l’humour à la lourdeur, ce n’est pas tant risible que dépassé. On ne comprend pas comment un auteur aussi talentueux a pu perdre son temps à ces vaudevilles. Peut-être parce que le théâtre assurait aux auteurs ce que la télé leur garantit aujourd’hui : la visibilité et la notoriété.

Victor Hugo conserve ce secret inimitable de la phrase qui s’élève à l’aphorisme : « Il est bien mort et sanglant dans son cœur. C’est là qu’est le cadavre. » Il se cachait derrière ses rimes contrairement à Baudelaire que ses rimes tentaient de contenir.

Photo : Robert Delaunay, La ville de Paris